Est-ce d'avoir été scénariste pour la publicité que dès son premier film de fiction, Roberto Miller parvienne à une si belle maîtrise du rythme dans ce qui est d'abord le récit d'une quête de soi ?

Sa manière de filmer et l'ambiance onirique qui baignent le scénario rappellent à bien des égards l'univers visuel d'Andreï Tarkovsky.

Son personnage principal, tout perturbé qu'il soit au début du film, est en réalité une sorte d'enchanteur. Et si ses pas le mènent à Lyon, splendidement filmée, c'est sans doute que l'ancienne capitale du spiritisme et du mystère est encore pour certaines âmes comme un aimant que les révèle.

Serge Rivon, Festival du Film Rhônalpin